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Club de triathlon - FFTRI - Ecole de triathlon

Retour d'expérience triathlon de Vendômes par Clément B.

  • 18 mai 2025
  • 4 min de lecture

Vendôme, un vent dominant dans le dos

Ca y est le jour J est arrivé!! Après des semaines de préparation pour tenter d'appréhender mon allure de course à pied (je gâche le suspens, allure pépère prevue non tenu du tout! Mon classique en compétition. Je suis encore plus pépère que je ne m'imagine en fait), avec au moins 2 entraînements club de natation - du moins les 10 premières minutes d'échauffement, et pas moins de 3 sorties vélo en 2 mois,

je suis chaud bouillant !!

Bon, oui je suis en sueur dès le depart car j'arrive à la bourre sur le site. Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, et je m'étais dis que Vendôme c'est un petit bled situé dans la diagonale du vide donc je vais pouvoir me garer à côte du parc à vélo et chercher mon dossard vite fait.

Bah en fait Vendôme aujourd'hui c'était le carrefour des triathlètes français ! Ça venait de partout, un parking digne des meilleurs festivals wokes, des sonos du speaker jusque dans les toilettes sèches, et des tatouages carambar avec son 06 à 3 chiffres à se mettre sur la gueule (enfin l'avant bras, mais je n'ai pas eu le temps de lire la notice donc bon...), pour se faire rencontrer les célibataires venus en masse.

Bref, je me perds dans le parc à vélo car les numéros à droite et à gauche ne sont pas les mêmes et pas rangé par ordre alphabétique, je me fais mettre la pression par les arbitres car ça fait officiellement 10min que la parc est censé être fermé et ils commencent à me prendre pour un gars qui piquerait bien du matos de pro pendant que les sportifs font trempette. Et le pire du pire du pire....je rate la photo de groupe du Trivéloce !!! Putain, ça vaut bien le coup de se faire chier à venir si il n'y a aucune trace de ma venue! Obligé de changer mes plans d'après course pour rester le soir à l'apéro et bien en être sur la photo des sacs à bières du club.

Bon, donc je pars au lac mouiller mes doigts de pied et réchauffer un peu le plan d'eau grâce à mon urine, et voilà je me fais encore jeter! Visiblement on n'a pas le doit de s'échauffer pendant que les 1ers concurrents partent. Strict l'orga. Bon, je finis par retrouver par retrouver Fred et David dans le sas de départ des loosers, cool! Et là extraordinaire : Fred, après avoir craché dans ses lunettes de natation en guise de rituel, a une idée encore plus brillante que les miennes : plutôt que se faire chier à attendre notre tour dans ce départ en "rolling start" (grosso modo on part à la queuleuleu, qu'est-ce qu'on s'éclate!), et bien on escalade les frontières de sas et on se planque à l'arrière du sas - de 15min, comme ça on accroche les pieds du gars devant et on se laisse glisser sur l'eau comme Superman - les 2 mains en avant!

Chouette !


Bon, on a bien réussi à s'incruster dans la sas élite, mais échec du plan (d'eau) : même sur les 2 mètres de plages à parcourir pour se mettre à l'eau, je prerds quelques secondes sur le gars devant et je me retrouve obligé de nager. Dur! Pas grave, je suis chaud, le plan d'eau aussi est toujours chaud, paf paf mouvement de bras, roulis, bouli, tutti fruiti. Je suis tellement en feu que je me retrouve nez à pied avec des concurrents aux trajectoires perpendiculaires à la mienne. Paf paf je suis chaud, et la PAF, le paf de trop!

Je me prend un de ses coups de pieds dans la nez! Oh la vache!! Bon en même vous me direz que statistiquement j'avais plus de chance de le prendre dans le nez vu que c'est mon plus grand organe qui dépasse, mais bon la vache : nez cassé ! Ça pisse le sang, je vois rouge et là...mais putain il faut vite que je fuis àla nage! Car j'ai attendu dire qu'avec le dérèglement climatique il y avait maintenant des requins dans le Loir et Cher...je n'ai pas envie de prendre cher moi!!! Oulala, j'accélère et je nage vite, et pfiou 1h après je suis sorti d'affaire! Wahou, belle expérience quand même. Heureusement que je vais pouvoir me faire une belle petite balade à vélo pour me reposer. En plus j'ai attendu dire qu'avec le déreglement tectonique il y avait plus de descentes que de montées maintenant sur les boucles du Loir et Cher. Ça tombe bien j'ai remarqué que je me fatiguais moins en descente qu'en montée quand je suis à vélo. Allez, on y va, grosse descente, chaîne à droite à fond de balle, je donne tout et là....merdre virage à 90° et montée en patate derrière ! Mais je n'avais pas prévu ça moi!!!! Merde, monter une pente à 12% sur la grande plaque, j'ai beau avoir bu du coca au sirop avant, c'est au dessus de mes forces ça! Je me retrouve donc à une vitesse relative de 0km/h, je perds mon équilibre, je regarde mes chaussures qui s'accrochent désespérément à mes pédales et patatras!

Je suis à terre... bon, ce serait quand même con de perdre des places au classement pour ça. Donc je prends ma stature de responsable de la barrière B-479 du Triathlon de Vertou (qui consiste à rattraper la barrière métallique qui prend parfois peur devant certains automobilistes) et je neutralise temporairement la course. Non, on ne double pas un cycliste à terre : question d'honneurs messieurs-dames les concurrents! Allez c'est bon, ça repart, 2 - 3 coups de pédales et je peux enfin poser le vélo pour aller en courant au ravito.

Mais aïe crampe d'intestin! J'ai le burger mayo qui visiblement a fini son transit, et mes sphincters qui galèrent à le contenir ! Bon, va falloir que je me trouve un petit coin de verdure pour soulager discrètement mon anus.... Sur la plage du lac c'est grillé, pas là : les herbes sont hautes et les chatouilles de la nature ça me déconcentre moi, pas là non plus, pif paf pouf, est-ce que je demande au petit camps de roms qu'on longe sur le parcours d'emprunter leurs caravanes ? Ouais non, pas sûr. Bon ça s'engage mal mon histoire là...et bas à force c'est déjà l'arrivée en fait ! Et l'envie disparaît...magie magie du mental.

Ah bah, avec tout ça, ça valait bien une médaille!

 
 
 

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