IronMan Yo

21 Oct 2018

Merci à Yo pour se beau récit qui donne la chaire de poule !

 

1erIRONMAN  10h27    512ème / 2745   c’est beau comme dirai Julien.

 

Juste après mon inscription, je pensais que 9 mois plus tard, j’aurais à vous raconter que ça a été long, dur et que je ne le referais plus jamais. Parce que ça peut arriver.

Seulement, j’ai pris un pied monstre, monumental même ! à tel point que j’aurais bien remis ça le week-end d’après.

Alors, comment j’ai fait pour en arriver là ?

Il faut d’abord les bons ingrédients, à savoir :

  • vouloir y aller, c’est important !

  • une bonne dose de folie

  • douter le moins possible

  • un bon club de Triathlon avec une CAP le mardi soir (pour les conseils, les énergies)

  • un mec comme Julien qui te parle d’une date « dans 15jrs y aura plus de places si on ne s’inscris pas ce soir »

  • donc, une bonne date IRONMAN pour pouvoir le vendre sous forme de voyage à ta famille patiente

  • un bon coach qui te désacralise le truc

  • de la rigueur et de l’envie pour suivre les séances de ton coach

  • une bonne organisation au quotidien

  • des gens moins sportifs que toi, qui te font répéter plusieurs fois, l’ordre et les distances IRONMAN, ne comprenant pas que tu vas tout faire dans la même journée sans pause-café

Avec tout ça, tu es prêt à avaler les 10-12 heures de séances hebdomadaires (90% du temps en solitaire).

De cette prépa, j’ai adoré le coaching aux petits oignons d’Antho, la perte de poids, les gels avalés, les techniciens de maintenance de la piscine de Rezé, les séances sous la pluie et sous la chaleur, les lessives des tenues, les bières d’après séances, mon TREK.

La veille de la course, nous évoquions en rigolant, avec Julien, la possibilité que je fasse moins de 10H30 et que j’en surprendrais plus d’un (moi, le premier).

J’ai pris le départ de la nat boosté par cette folle idée et de bons SMS d’encouragement reçus la veille.

Je finis en 1h12 dans une mer belle, claire et un peu houleuse. J’ai adoré.

Avec cette météo parfaite et ce premier chrono, je commence à me dire que c’est faisable.

Le vélo très roulant est grisant. (routes larges, enrobé top, 1000m de D+) Le danger est là, nous aimons rouler avec Ju, faudrait pas se cramer !

J’en garde sous le pied, je prends le temps de suivre le protocole de nutrition. C’est vraiment important pour la suite, chaque détail compte.

Les 5h16 se passent bien, avec plus de 34 de moyenne (et sans drafting)

De là, je commence à me détendre. Je pars confiant et avec une grosse envie d’affronter les 42 bornes tant redoutées.

Je me cale sur l’allure discutée la veille. Je me fais doubler sur les 18 premiers kilos. Mais après, la tendance s’inverse, doucement mais sûrement. C’est très bon pour le moral, voir même jouissif.

Je croise plusieurs fois Ju, en forme, il finira bien sub 10.

On m’avait dit que la course commence vraiment aux 25èmekilo. Pour ma part, il n’en est rien. 
Je prends sagement conscience de faire un truc pas mal, si ça tient.

Je vais finir en 3h45 sans douleurs. Je suis à 6min de mon record sec sur le marathon de NY l’année passée, la progression est énorme.
Et à part se prendre les pieds dans le tapis de la finish line, je serai sous mon arche en moins de 10h30. (ce qui ne peut pas arriver en IRONMAN, le tapis est bien fixé !) 

A l’arrivée l’ambiance est là, le chrono se confirme, c’est magique, grandiose même !

Je retrouve mon Ju sous la tente, déjà changé comme d’hab., avec sa médaille gravée à 9h40.
On se félicite. On boit nos bières parmi deux ou trois gars qui font des malaises, peut-être pas entrainés à cet exercice après la CAP.

Antho nous félicite au téléphone, les larmes me viennent.

Merci à lui pour son aide à cette révélation, à Ju de m’avoir embarqué et désacralisé le truc.

A tout ceux qui m’ont encouragé et soutenus,

Et bien-sûr, à ma petite famille sans qui rien de tout cela serai possible.

Serait-ce une suite logique ?  J’ai hâte…

Hâte également de vous retrouver mardi !

 

Yo

 

 

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